Présentation du projet de rénovation de l'église de Saint-Augustin
Diagnostic sanitaire
LE MOBILIER
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- Maître autel et son retable constitué d’un autel galbé prenant place sur une estrade à deux degrés, d’un tabernacle en forme d’urne avec deux panneaux à croisillons ajourés, d’un retable avec trois statues (christ en croix et saint Augustin et saint Roch) portées par des consoles. La boiserie du retable est rythmée par des encadrements moulurés et/ou sculptés, et localement dorés.
Dimensions de l’ensemble : 510 x 405 cm
L’ensemble a été lourdement repeint avec une peinture moderne blanche (autel et tabernacle) et les panneaux de fond harmonisés avec différentes teintes brunes.
Des anciennes zones de vermoulures sont visibles à travers la teinte sur des extrémités de planche ou des sculptures; il y a des manques de sculptures importants sur l’ornement central du cadre.
Une critique d’authenticité globale est nécessaire pour identifier des pièces originales. Un constat rapide met déjà en évidence que les éléments structurels du registre inférieur ont été restitués. Les dorures sont des repeints de bronzine et le tout est noyé dans une dominante marron qui annihile la qualité esthétique de certains ouvrages. Le tabernacle par exemple, qui devait être entièrement doré à la détrempe, conserve une belle reparure sous la peinture industrielle.
- Panneau peint constitué de planches avec un cadre mouluré représentant saint Augustin (ou saint Blaise) avec des donateurs (?) dans un médaillon, le fond du panneau est blanc à décor de fleurs.
Dimensions : 73 x 158 cm.
Initiales LB et ML et 1720.
L’oeuvre a été restaurée en 1984.
Traverses visibles au revers (parquetage ?). Pas d’altérations manifestes hormis un encrassement modéré.
- Panneau rectangulaire en bois sculpté et peint, représentant une Mise au tombeau, constitué de deux planches de largeur inégale assemblées avec deux tasseaux cloués au revers. Le panneau est maintenu contre la face de la table d’autel par un fil de fer fixé à un anneau. Date sur le tombeau : 1558.
Dimensions : 97 x 179 cm.
La fixation est rudimentaire et pour le moins précaire. Le panneau repose sur le champ à même le sol, au contact de l’humidité qui a tendance à ramollir le bois et à favoriser l’infestation xylophage. Les montants sont peints en faux-bois. L’oeuvre est encrassée, elle semble avoir fait l’objet de travaux de restauration, au moins de la couche picturale dont les teintes sont brouillées par une patine qui forme des zones brunes plus prononcées par endroits. Cette oeuvre doit à minima être isolée du sol.
- Chaire à prêcher en bois polychrome, ouvrage restauré et reposé en 1986, dépourvu de son escalier et des pieds-supports.
Dimensions : 2401 x 125 cm.
Apparemment stable mais présence de dépôts de sciure dans la cuve (infestation en cours au niveau de l’assise).
- Panneau en bois peint représentant saint Augustin en pied (fragment d’un ensemble plus important, boiseries, meuble ?), constitué de quatre planches assemblées à joints vifs dans un cadre dont les montants et traverses sont moulurés.
Dimensions : 140 x 92 cm.
Le cadre est peint en faux bois à l’huile, la figure semble être peinte avec une détrempe. La couche picturale est fine, peinte sur une couche d’impression largement brossée. Nombreuses petites lacunes apparemment accidentelles, griffures. Traces brillantes (exsudat ?), coulures, déjections, encrassement grisâtre. Au revers, des projections de chaux. Etat général médiocre mais apparemment stable.
- Statue en bois polychrome et doré représentant saint Jean Baptiste, hauteur 57 cm. Cassures franches au niveau des deux pieds, l’ouvrage a été refixé à sa semelle. Nombreux trous d’envol avec un dépôt de sciure près de l’agneau (infestation active). La statue a été repeinte, la dorure est usée jusqu’à la préparation par endroits.
- Armoire tabernacle en bois sculpté, fixée au mur (points d’attache non visibles).
Dimensions 60 x 50 x 30 cm.
L’ouvrage est ciré, exempt de revêtement, alors que le décor sculpté (et notamment le guilloché du calice sur la porte) suppose une préparation et une polychromie et une dorure.
Sont visibles de nombreuses galeries d’insectes xylophages et des lacunes anciennes dues à des vermoulures. Le couronnement a été amputé sur les champs et le plateau supérieur porte deux encoches en queue d’aronde, sans doute pour des porte-cierges.
- Deux stalles, conservées comme des sièges indépendants et qui faisaient partie d’un ensemble. Elles sont maintenant montées sur des estrades modernes. Ces deux ouvrages doivent faire l’objet d’un traitement insecticide et de consolidation des bois vermoulus (revers).
Nous sommes en train de compléter la liste du mobilier. Merci de votre patience.