Association saint Augustin

au coeur des Monédières en Corrèze

Association saint Augustin

au coeur des Monédières en Corrèze

L'église de Saint-Augustin : mobilier remarquable

Le mobilier protégé

d’après : Les chemins du baroque – route des Duhamel – route des Tournié – Histoire et Patrimoine de Corrèze et de ses environs et la base Palissy (médiathèque du Patrimoine)

LE RETABLE MAJEUR

Au centre du retable, un grand cadre reçoit la figure du Christ en croix simplement vêtu d’un périzonium.  De chaque côté du cadre, se tiennent à droite, Saint Augustin d’Hippone en évêque, tenant un coeur enflammé dans une main et dans l’autre sa crosse, et à gauche, Saint Roch avec son chien et son bâton de pèlerin.

L’autel tombeau date probablement du XIXème siècle, il est inscrit au titre des objets mobiliers par arrêté en date du 28 février 1985.

Le tabernacle, attribué au XVIIIème siècle, est inscrit au titre des objets mobiliers par arrêté en date du 17 avril 1992.

Victor Forot attribue cette réalisation aux ateliers des moines de Bonnaygue, mais un autre maître sculpteur, Paul Delimousin (1659-1729) d’Usse a réalisé un certain nombre de tabernacles dans des formes identiques.

A noter que l’ensemble est adossé à une baie murée qui semble identique à celle des élévations latérales du choeur, ce qui pourrait identifier que le retable résulte d’un remontage postérieur.

LA MISE AU TOMBEAU ET L’ANTEPENDIUM

L’ensemble sculpté de la mise au tombeau et le devant d’autel étaient autrefois présentés ensemble dans la chapelle du Saint Sépulcre, ainsi que l’atteste l’avoir vu l’abbé Poulbrière, mais également cette photographie issue des archives du patrimoine.  Il s’agit toutefois de deux éléments distincts d’époques différentes.

Il est probable qu’initialement l’ensemble sculpté ait été présenté devant l’autel maçonné de la chapelle Saint Blaise, aujourd’hui démoli.  Il est aujourd’hui placé devant l’autel du servant (en fait une simple table à laquelle il sert d’habillage) tandis que l’antepedium est accroché au mur Sud du choeur.

Le groupe sculpté, dit « mise au tombeau » : cet ensemble daté de la fin du XVIème siècle est classé au titre des objets mobiliers par arrêté en date du 29 novembre 1929.  En bois polychrome et doré, il reprend l’iconographie classique des mises au tombeau des XVème – XVIème siècles avec les sept personnages autour du corps du Christ sur le linceul, tenu à ses pieds par Nicodème, et à sa tête par Joseph d’Arimathie.  A l’arrière se tiennent debout, près des pieds, Marie Madeleine avec le pot à onguent, au milieu, la Vierge Marie, les mains jointes.  Au-dessus se trouvent trois Angelots.  Au centre figurent des armoiries « d’azur au mail d’or rayonnant au chef de gueules chargé d’un croissant d’or entre deux étoiles du même », qui seraient, d’après l’abbé Poulbrière et Victor Forot, les armes d’une famille Mas.  L’écusson est encadré par le chronogramme 1558.

Le devant d’autel : daté du début du XVIIIème siècle, l’antepedium est classé au titre des objets mobilier par arrêté en date du 29 novembre 1929.  Il s’agit d’un panneau bois peint : le fond blanc reçoit un décort floral tandis que figure au centre un médaillon ovale dans lequel prend place un saint mitré (Saint Blaise ou Saint Augustin ?) tenant la crosse de la main gauche et bénissant de la main droite deux personnages agenouillés, ainsi qu’un cheval, un boeuf et un mouton.  Au bas du médaillon, on peut lire les inscriptions L.B. 1720 M.L.  Le panneau est dû à monsieur Antoine Place, peintre de Meymac.  Les initiales L.B. sont celles du commanditaire Léonard Broussouloux et celles de droite doivent être celles de son épouse.
Saint Blaise est un saint guérisseur souvent représenté bénissant des enfants malades, Saint Augustin est un saint prédicateur, représenté avec sa crosse.

La chaire à prêcher : daté du début du XVIIIème siècle, cet objet est inscrit par arrêté en date du 29 novembre 1929.  La cuve de forme trapézoïdale a perdu son escalier, mais elle conserve son abat-voix; le panneau gauche de la cuve est monté sur des charnières formant portillon, un petit verrou en fer est fixé dessus; des colonnes sculptées sont rapportées sur le dorsal.  Les panneaux sont moulurés et décorés de pointes de diamant; le long du dorsal sont rapportées des colonnettes torses; le plafond de l’abat-voix est orné d’un soleil peint en doré.  La chaire démontée et remisée un certain temps, a été restaurée par Christian Karoutzos, Arts et Bâtiments, et remise en place en 1986.

Le bénitier : daté du XVème siècle, cet objet est inscrit par arrêté en date du 29 novembre 1929.  Ce bénitier en pierre est composé d’un socle maçonné souligné d’une guirlande de boule, et d’une cuvette en pierre moulurée portant le motif de deux triangles opposés.